Aller vers Elohîm
Enseignements

La communion fraternelle c’est quoi ? Avec qui, et où ?

Voyez ! Qu’il est bon, qu’il est agréable pour des frères de demeurer unis ensemble ! C’est comme l’huile excellente répandue sur la tête qui coule sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, sur le bord de ses vêtements. C’est comme la rosée de l’Hermon qui descend sur les montagnes de Sion. Car c’est là que YHWH a ordonné la bénédiction et la vie, pour l’éternité.

Psaume 133 (BYM)

La Bible décrit la communion fraternelle comme une bénédiction. Vous le savez certainement, le principe d’une bénédiction est qu’elle se reçoit. La communion fraternelle a donc vocation à bénir ceux qui communient au nom de Yéhoshoua. Communier, ce n’est pas seulement s’assembler, c’est aussi s’aimer, partager, exhorter, aider. La communion fraternelle est quelque chose que le Seigneur approuve, puisqu’il nous est recommandé d’y prendre part et d’y demeurer.

Demeurez dans l’amour fraternel.

 Hébreux 13 :1 (BYM)

La communion fraternelle est une doctrine importante de la vie chrétienne. Elle ne consiste pas seulement à côtoyer d’autres chrétiens et ne se limite pas à une mécanique sociale. C’est beaucoup plus que ça. La communion fraternelle est un fruit amorcé par l’Esprit saint qui relie entre eux les enfants d’Elohîm qu’ils soient réuni physiquement ou pas. Être un chrétien sans assemblée locale peut déstabiliser assez vite, et c’est bien souvent ce sentiment qui va nous pousser à chercher à tout prix une assemblée locale ou l’amitié de frères et des sœurs dans la foi. Même absent physiquement, moi enfant d’Elohîm vivant dans une ville éloignée, je fais partie de l’Assemblée du Seigneur. Tous les enfants d’Elohîm d’une ville ne se connaissent pas forcément, mais tous sont reliés par le même Esprit.

Un Chrétien ne peut pas vivre sans communion fraternelle. Bien sûr rien n’est impossible, mais rationnellement, il est dangereux d’être coupé du monde. L’homme n’est pas fait pour vivre en solitude.

Il n’est pas bon que l’être humain soit seul.

Genèse 2 :18 (BYM)

Deux valent mieux qu’un, car ils ont un meilleur salaire de leur travail.

Ecclésiaste 4 :9 (BYM)

Elohîm nous a créés pour vivre avec notre prochain. Dans un monde qui se montre parfois rude et difficile pour nous autres, il faut reconnaître que nous avons parfois besoin d’être écoutés ou d’être exhortés. L’Evangile, c’est aussi ça :

Et ils persévéraient tous dans la doctrine des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières.

Actes 2 :41 (BYM)

La notion de partage et de dévotion fait partie intégrante de la communion fraternelle. Pour qu’il y ait communion, il faut qu’il y ait au moins deux personnes. Ensuite, il faut qu’il y ait interaction et échange. Lorsque vous priez à Elohîm, et qu’il vous répond tantôt par des songes, par des visions, par une pensée ou autre, nous parlons de communion. Vous avez ouvert votre cœur à Elohîm, et en retour, il vous a ouvert le sien. La communion fraternelle se fait dans le même sens. Toutefois elle ne peut pas s’exercer avec des non-convertis. La communion fraternelle ne marche que si la personne en face de vous accepte ce que vous avez à lui donner. La communion est le fait d’accorder cœur et esprit au Nom de Yéhoshoua. Nous ne pouvons pas communier avec des personnes qui ont un esprit contraire à Mashiah. L’idée d’un syncrétisme et d’un œcuménisme interreligieux est, selon la Bible, antichrist.

… les nations sacrifient, elles les sacrifient à des démons et non à Elohîm. Or je ne veux pas que vous deveniez les associés des démons. 21 Vous ne pouvez pas boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons. Vous ne pouvez pas participer à la table du Seigneur et à la table des démons.

1 Corinthiens 10 :20 (BYM)

Même si vous fréquentez une assemblée locale, cela ne signifie pas que vous comprendrez ou que vous vivrez la communion fraternelle. La communion fraternelle est un partage de nos biens matériels et spirituels.

Nous pouvons parler d’amour envers notre famille biologique, ce qui est normal, ou envers nos amis d’enfance, ce qui l’est aussi. Mais l’amour fraternel, dans le but d’aider d’autre personne à son propre détriment pour sauver une âme, nous ne le voyons pas chez beaucoup de Chrétiens. Peu d’entre nous serait disposé à vendre tous leurs biens pour aider un frère ou une sœur en Mashiah dans le besoin. Certains païens démontrent même plus de charité que des religieux endurcis. La communion fraternelle découle d’un cœur et d’une volonté d’aimer véritablement l’autre. Cependant nous ne l’expérimentons pas toujours dans sa plénitude. L’amorçage d’un tel mouvement est à l’initiative d’Elohîm lui-même.

Lorsque l’on parle d’amour dans le milieu chrétien, nous constatons que la frontière est parfois mince entre la tolérance et le péché. Nous avons souvent tendance à tolérer le péché sans en mesurer les dangers sur le plan spirituel. Dans un autre extrême, nous éprouvons très peu de tolérance lorsqu’il s’agit d’aimer les personnes qui sont différentes de nous ou qui vivent leur foi différemment. Très souvent, un Chrétien qui ne fréquente pas une assemblée locale chaque dimanche est perçu comme un hérétique. La différence des uns et des autres ne peut pas devenir un prétexte pour mépriser ceux qui ne vous croient pas ou qui ne font pas comme vous. Le seul motif de jugement qui doit exister concerne le péché et l’apostasie.

Se regrouper avec d’autres personnes permet aussi de voir nos limites d’homme et nos propres défauts. Je n’affirme pas qu’il faut se regrouper avec n’importe qui ; il faut prier et communier avec ceux qui partagent le même amour pour le Seigneur.

 

Nous sommes frères, nous devons nous aimer

Nous faisons tous partie de la famille d’Elohîm, nous sommes donc frères et sœurs en Christ. La fraternité est un lien qui unit deux personnes. Elle fait appel aux notions de « compagnons de route », « ami », « camarade », « compatriote ».

Nous devons voir ceux qui craignent le Seigneur comme des frères et sœurs. C’est parfois difficile parce que nous ne comprenons pas toujours ce qu’est un « frère en Christ ». Du moins, ce que nous en savons vulgairement, c’est qu’un frère en Christ est une personne qui est chrétienne comme nous.

Un frère ou une sœur en Christ est d’abord une personne qu’Elohîm aime et a sauvée. Tout comme vous, il a été arraché du péché et s’est engagé sur le dur chemin de la vie. Vous, moi et lui, sommes tous soumis aux mêmes difficultés : garder la foi. Même si nous n’avons pas la même proximité avec tout le monde, nous avons tous un même Père : Yéhoshoua Mashiah. Et en tant que frères, nous avons également une vocation, celle de nous aimer les uns les autres.

Nous, bien-aimés du Seigneur, devons exercer l’amour de la fraternité. Il n’y a pas besoin de conditions pour aimer et pour aider quelqu’un qui souffre.

Et si un des membres souffre de quoi que ce soit, tous les autres membres souffrent avec lui. Si l’un des membres est honoré, tous les autres ensemble se réjouissent avec lui.

1 Corinthiens 12 :25 (BYM)

Enfin, soyez tous d’un seul esprit, sensibles aux autres, aimez-vous comme des frères et des sœurs, compatissants et amicaux.

1 Pierre 3 :8 (BYM)

Tous les Chrétiens doivent avoir soin les uns des autres. Même s’il est impossible de quantifier l’amour et ses œuvres, nous pouvons souligner en quelques exemples ce que la Parole nous enseigne :

  • Se réjouir avec ceux qui se réjouissent ; pleurer avec ceux qui pleurent (Ro 12 :15)
  • Porter les fardeaux les uns des autres (Galates 6 :2)
  • Se souvenir des frères qui souffrent (Hébreux 13 :3)
  • Avoir soin les uns les autres (1 Corinthiens 12 :25)
  • Rendre un culte[1] et partager la Parole ensemble (Col 3 :16)
  • Pratiquer les bonnes œuvres
  • S’exhorter, s’encourager, écouter et aider

La communion fraternelle n’est possible que si nous avons une même pensée les uns envers les autres[2]. Il y a donc une notion de sacrifice. Le Seigneur nous demande d’abandonner pour un temps notre « Moi » tout entier. C’est un exercice qui demande d’avoir un cœur disposé pour recevoir et pour donner.

Vous ne serez jamais aussi heureux que si vous prenez de la joie et du plaisir à la véritable communion fraternelle. C’est mon simple avis, mais je pense que si vous voulez aller à l’église juste pour être avec les autres, vous n’en récolterez pas beaucoup de fruits. Ce n’est pas une simple mécanique sociale. Pour être épanoui, vous devez comprendre votre rôle dans la famille de Yéhoshoua. Un enfant n’est jamais aussi heureux de faire quelque chose que lorsqu’il en manifeste lui-même le désir. A contrario, il aura tendance à être réfractaire à faire quelque chose qu’on le force à accomplir, notamment s’il se sent contraint de s’y soumettre.


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